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Le genre romanesque

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Le genre romanesque

Message  Administratrice le Sam Mar 09, 2013 5:13 pm

Le genre romanesque:


Approche du genre : à
l'origine, on appelle roman un texte en prose ou en vers écrit en langue romane
(Le roman de la Rose, Le Roman de Renart). Dès le XVI° siècle, il désigne un
récit en prose d'aventures imaginaires. Le genre romanesque, après avoir été
longtemps considéré comme inférieur parce qu'il était lu de préférence dans la
classe bourgeoise, arrive à son apogée avec elle au XIX° siècle. Il est depuis
lors un genre protéiforme, où se sont accomplies toutes les expériences.





Formes dominantes
:



Types de discours : narratif, descriptif.


Le roman fait alterner le récit autour d'un certain point de
vue (ou focalisation) et le discours (dialogues, interventions du narrateur).


Sa construction est généralement axée sur les perturbations
subies par un état initial et les attentes qu'elles génèrent. Pour cela le
narrateur choisit un type de narration capable d'entretenir le pacte de lecture
(narrations antérieure, postérieure, simultanée).


Parmi un ensemble souvent important de personnages, l'un
d'entre eux (sujet ou individu problématique) poursuit une quête d'ordre varié
autour de laquelle se définissent des adjuvants et des opposants (Stendhal , Le
Rouge et le Noir ; G. Flaubert, Madame Bovary).


Dès le XVII° siècle (Furetière, Le Roman bourgeois), le roman
s'est accompagné d'une intention réaliste ou naturaliste qui a fait de lui
l'instrument privilégié de l'étude des mœurs, dans les descriptions (Balzac, La
Comédie humaine) comme dans le langage des personnages (E. Zola, L'Assommoir).
Évoquant certaines impudeurs dont ce type de roman peut se rendre coupable,
E.M. Cioran écrit : « Il a fait le trottoir de la littérature. Nul souci de
décence ne l'embarrasse, point d'intimité qu'il ne viole. Avec une égale
désinvolture, il fouille les poubelles et les consciences. Le romancier, dont
l'art est fait d'auscultation et de commérages, transforme nos silences en
potins. »





Textes théoriques
:



H. de Balzac : préface de La Comédie humaine - G. de
Maupassant : préface de Pierre et Jean - E. Zola : Le Roman expérimental - J.
Prévost : Les problèmes du roman - L. Goldmann : Pour une sociologie du roman -
G. Lukacs : Balzac et le réalisme français - E. Auerbach : Mimesis - G. Blin :
Stendhal et les problèmes du roman - A. Robbe-Grillet : Pour un nouveau roman -
G. Genette : Figures.





Œuvres
caractéristiques :



voyez notre liste de romans, classés par genres.


le conte est une genre romanesque plus court, dont l'ancêtre
est le fabliau médiéval : centré sur une péripétie, il prend souvent une
dimension symbolique et morale (Marguerite de Navarre, L'Heptaméron ; Flaubert,
Trois contes).


la nouvelle : initiée par Boccace dans son Decameron (et
elle-même issue de genres plus anciens comme le fabliau, l'exemplum ou le lai),
la nouvelle a la même brièveté mais reste préoccupée par les répercussions
psychologiques d'un événement (P. Mérimée, G. de Nerval : Sylvie, G. de
Maupassant, D. Boulanger). Cultivant l'ellipse et la concision, elle sollicite
la participation du lecteur : litotes, fréquente chute finale, dépourvue de
conclusion explicite (D. Buzzati : Les Journées perdues ; K. Taylor : Inconnu à
cette adresse).


le roman naît dans toute sa variété au XVIIIème siècle
(l'histoire est alors sa forme la plus répandue) avant de s'épanouir dans sa
vocation réaliste au XIXème. Il a cependant tôt sécrété sa contestation :
l'antiroman (Diderot, Jacques le Fataliste ; A. Gide : Les Faux-monnayeurs)
affecte de retirer ses privilèges au narrateur et laisse le lecteur trouver son
ordre dans une narration déconstruite. Le Nouveau Roman (A. Robbe-Grillet, M.
Butor, N. Sarraute, C. Simon) a procédé à une critique en règle du roman
traditionnel et consacré "la mort du personnage".





Exemples :


voyez les extraits du Père Goriot d'H. de Balzac et du
Voleur d'enfants de J. Supervielle, étudiés dans le cadre de la lecture
méthodique des discours descriptif et narratif. Voyez encore notre étude de
Manon Lescaut et nos pages sur le personnage de roman.

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