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LA SCOLASTIQUE

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LA SCOLASTIQUE

Message  Administratrice le Ven Déc 07, 2012 7:53 pm

LA SCOLASTIQUE


DÉFINITION

• La scolastique désigne l’enseignement dispensé au Moyen Age dans les écoles monastiques, dans les Universités, dans toutes les écoles placées sous la juridiction de l’Église.

• Les professeurs portaient le nom de «scolastiques» ou d’«écolâtres», noms qui caractérisaient leurs méthodes et leur doctrine religieuse. Ils constituaient une sorte d’intelligentsia à cette époque. Leurs méthodes d’enseignement étaient formelles, reposaient sur la connaissance livresque uniquement (le philosophe grec Aristote était la référence au même titre que la Bible), sur l’art de la dialectique, du discours, et ils refusaient toute remise en cause des dogmes établis par l’Église. Les «humanistes» du XVIe siècle vont donc devoir s’affronter continuellement à ces «sophistes», ces «Sorbonnards» qui n’acceptaient pas de voir leurs méthodes et principes constamment ridiculisés.


ORIGINES

• Les contradictions entre foi et science :
- Avant d’être une méthode, un comportement, la scolastique est une tentative de l’Église de résoudre une contradiction apparente : comment peut-on concilier la foi, qui suppose une révélation divine, et la raison, c’est-à-dire la philosophie gréco-latine (la seule connue alors) qui fut capable d’atteindre un haut degré de sagesse sans avoir connu les Textes Saints. La philosophie et la théologie devaient-elles donc rester deux domaines distincts, parallèles, ou bien la philosophie antique pouvait-elle, au lieu de contredire la théologie, cautionner la foi ?


St THOMAS D'AQUIN ET LA CONCILIATION

• De toutes les tentatives de dépassement de ces contradictions, la plus importante fut celle de Thomas d’Aquin au XIIIe siècle. L’idée de départ était de montrer que loin de s’opposer à la religion, la culture profane antique en était la préparation : les sages de la Grèce ont joué un rôle analogue à celui des prophètes juifs auprès du peuple élu. Platon, en quelque sorte, était l’équivalent de Moïse et Virgile celui de Jean-Baptiste. Ainsi, tout le legs de l’antiquité, essentiellement celui d’Aristote qui avait le mieux rassemblé tout ce que l’esprit humain peut atteindre sans la révélation divine, fut largement utilisé pour les études : : grammaire, rhétorique, dialectique, arithmétique, géométrie, astronomie, musique et médecine ne furent cultivées qu’en vue de la religioles textes d’Aristote devinrent presqu’aussi infaillibles que ceux de la Bible et servirent systématiquement d’outils de référence pour la démonstration de l’existence de Dieu, pour mieux comprendre les Textes Saints, réfuter les hérésies, déterminer les fêtes mobiles... La théologie constituait alors le couronnement de toutes ces études

UNE IMPASSE

• La philosophie n’était plus que la servante de la théologie. Mais bien des contradictions demeuraient et l’Église, plutôt que de se désavouer, préféra user de sophismes, de déformations des textes (si nécessaire), et, en dernier recours de son autorité. De là l’image caricaturale de la scolastique qui apparaît de plus en plus au XVIe siècle : on ne raisonne plus que sur des concepts anciens au lieu de faire confiance à l’expérience et aux nouvelles découvertes, on refuse autoritairement toute remise en cause de la philosophie d’Aristote, on ne connaît comme pédagogie que celle de l’autorité et de la répétition : textes à apprendre par coeur, commentaires de commentaires (proposés comme la vérité) au lieu de faire appel à l’esprit d’analyse et à la critique des textes authentiques, apprentissage mécanique des procédés de l’éloquence, sans se soucier vraiment du contenu... Ces principes seront raillés, par exemple, par Rabelais et Montaigne. Quand, au cours du XVIe, de nouvelles philosophies vont remettre définitivement en cause la scolastique (l’Empirisme et le Newtonisme en Angleterre, surtout), l’Église va durcir son attitude qui demeurera longtemps la même : en 1632 Galilée est condamné ; un arrêt de la Sorbonne et du Parlement fait défense à toute personne de tenir ni enseigner aucune maxime contre les anciens et, en particulier, contre Aristote. Descartes ne pourra élaborer son système philosophique (reposant uniquement sur la raison) qu’à l’abri, en Hollande...




Webographie :
http://www.lyc-levigan.ac-montpellier.fr/doc_pedagogie/espace_eaf/cours/mvt_litteraires/scolastique.htm
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